PRISON : CONDITIONS DE DETENTION / FEMMES DETENUES

PRISON :  CONDITIONS  DE DETENTION / FEMMES DETENUES

Les conditions de la détention viennent d'être stigmatisées par une autorité française.

Il est dénoncé en effet  une rupture dans le principe d'égalité, garanti par l'article 3 du préambule de la constitution de 1946, dans le traitement des prisonniers : les femmes incarcérées rencontrent, à plusieurs niveaux, certainement davantage de difficultés que les hommes selon l'avis dernièrement rendu par le CGLPL*.

Plusieurs raisons, très objectives, expliquent cette situation.

Tout d'abord, représentant moins de quatre pour cent de la population carcérale, les femmes ne sont pas accueillies dans tous les établissements pénitentiaires. Seulement un peu plus d'un établissement sur quatre (56 sur 188) dispose d'un "quartier" réservé, les trois quart des prisons étant destinés à recevoir une population exclusivement masculine.

Conséquence immédiate, cela entraine des lieux de détention la plupart du temps géographiquement éloignés des milieux familiaux et des proches de ces condamnées ou prévenues.

La surpopulation, dans ces espaces délimités au sein de la prison, est à déplorer et les mesures de semi-liberté sont extrêmement restreintes (moins de deux pour cent des personnes admises au bénéfice de ce régime sont des femmes).

L'accès généralement aux activités est également plus limité et moins développé que pour les hommes.

Enfin, les atteintes aux droits fondamentaux spécifiques aux femmes détenues en matière de soins médicaux et d'hygiène demeurent préoccupantes.

La maison d'arrêt de Nîmes est, dans le sud, l'un des établissements pénitentiaires recevant des femmes, au sein d'un quartier spécifique, isolé du reste de la détention.

(Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté,* avis du 25 janvier 2016)